Tenues d’hiver pour homme : nos conseils pour bien s’habiller

L’hiver frappe à la porte, il est grand temps de ressortir manteaux épais, bottines robustes et matières chaudes sur lesquelles vous avez misé depuis des semaines.

Bonne nouvelle : la saison froide offre la meilleure scène pour affirmer son style. Pourquoi ? Parce que les superpositions de vêtements vous avantagent. Il est temps d’apprivoiser les jeux de couches et de textures.

Pas de panique, voici comment traverser les mois froids avec allure et confort, sans perdre au change. Entrons dans le vif du sujet.

Matériaux pour l’hiver

Certains tissus savent se rendre indispensables pour conserver la chaleur. Clairement, tous ne boxent pas dans la même catégorie.

Pour affronter le gel, mieux vaut ranger le coton fin, le lin, le seersucker des tailleurs estivaux et tous ces tissus qui laissent passer le froid.

Dans l’armoire hivernale, il y a trois valeurs sûres à privilégier :

  • La laine : Le pilier de la saison froide. Tout manteau digne de ce nom en contient une part majoritaire.
  • Le cachemire : Dérivé de la chèvre, ce tissu d’exception rend les pulls doux et agréables, sans jamais gratter.
  • Le tweed : L’élève intello du vestiaire, bourré de caractère, solide et chaud, il ne craint ni les années ni le brouillard.

Mais un avertissement mérite d’être rappelé :

  • Synthétiques : Polyester et assimilés réchauffent… pour mieux emprisonner l’humidité. Résultat : on transpire, mais on n’a jamais vraiment chaud. À fuir pour ceux qui visent un vrai cocon protecteur.

Vestes en laine

Impossible de tenir l’hiver sans un manteau qui tienne le choc. Entre duffle-coat, trench ou veste longue, le vrai secret se joue dans la composition.

Misez sur une pièce à majorité laine, rehaussée d’un soupçon de cachemire pour la caresse. Le polyester, même camouflé, ne rivalise pas avec la performance de la laine face au froid.

D’accord, tous les budgets ne permettent pas forcément un manteau haut de gamme. Mais choisir une belle pièce, bien entretenue, c’est multiplier les saisons sans frissonner. Autour, accessoires et vêtements secondaires pourront changer plus souvent, sans épuiser le portefeuille.

Le maillage

Quand la température chute, la maille vole la vedette. Un bon pull devient l’allié incontournable. Vous hésitez entre cardigan épais, pull torsadé ou gilet discret ? Aucun n’a le monopole : les options sont nombreuses.

L’art du tricotage invite à jouer sur les superpositions. Attention, néanmoins, à la nature du fil : une laine de basse qualité provoque des démangeaisons, le synthétique piège la sueur, et le cachemire demeure ce luxe réservé à ceux qui le souhaitent. La solution idéale tient dans un tricot avant tout composé de laine, éventuellement complété de mérinos ou d’acrylique, sous réserve d’un entretien doux.

Stratification astucieuse

Composer des tenues superposées, c’est savoir jongler avec différentes couches, combiner les matières, ajuster les volumes et lier les couleurs. Un terrain propice à l’expérimentation pour rester à la fois élégant et bien au chaud.

Travailler l’accord des tons, c’est le socle. Chemise à carreaux sur cardigan uni, veste imprimée sur t-shirt neutre : toutes les alliances sont permises, pourvu que les couches se répondent, et que chaque pièce apporte sa part de chaleur.

Un exemple concret à adopter facilement : une chemise blanche, surmontée d’un cardigan bleu marine, complétée d’une veste sable. Cette combinaison fonctionne sans faille, particulièrement là où le thermomètre reste bas. Les possibilités ne manquent pas, à chacun de bâtir son trio gagnant.

Inspiré par ces trois niveaux, voici une piste facile à décliner tout l’hiver, avec le mix confort et élégance toujours en ligne de mire. À chacun d’imaginer les alliances qui lui ressemblent le plus pour la saison.

Jeremy, que certains connaissent sous le pseudo Bw-Yw, a testé l’approche : ce mélange structuré de matières l’accompagne sans faille jusqu’au printemps.

Quand le froid gagne du terrain, ceux qui maîtrisent textures et superpositions gardent la tête haute. Eux avancent sans broncher, comme si les rafales hivernales n’étaient qu’un détail sur le chemin. La météo peut bien jouer la carte du grand frisson, ceux qui s’habillent avec discernement n’ont pas prévu de céder.

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